Epargne salariale

Selon les résultats de la 2nde édition du « Panorama dans l’actionnariat salarié dans les PME » Eres – OpinionWay, 10% du capital des entreprises sera détenu par leurs salariés en 2030.

 

Les PME sont-elles en phase avec l’objectif annoncé par le gouvernement ? Cette enquête, menée auprès de 418 entreprises non cotées du secteur privé, révèle un engouement croissant pour le dispositif qui devrait encore s’intensifier dans les 3 prochaines années. Dans le même temps, le SBF120 enregistre en 2021 un record historique d’opérations collectives.

L’actionnariat salarié décolle dans les PM

 

1. L’actionnariat salarié a doublé entre 2015 et 2021, passant de 4% à 9% d’équipement

Plus de 8 PME sur 10 considèrent qu’associer des salariés au capital de l’entreprise est une bonne chose.
« Les bénéfices de l’actionnariat salarié sont perçus très positivement par les entreprises et cela se traduit dans les faits, indépendamment de la taille de l’entreprise ou de son chiffre d’affaires. Mais seulement une entreprise sur trois connaît précisément les mesures de loi Pacte en sa faveur : forfait social à 10%, abondement unilatéral de l’entreprise de 2% sans condition de versement, … Un effort de pédagogie reste à déployer pour accélérer l’adoption de ce dispositif vertueux. », analyse Marie-Noëlle Auclair, Directrice du Cube : Expertise & Solutions, chez Eres.

2. L’actionnariat salarié fait ses preuves dans les PME équipées

L’actionnariat salarié est un excellent outil pour accompagner la croissance : dans 6 cas sur 10, le dispositif a été mis en place après 3 ans d’existence de l’entreprise.
Et 3/4 d’entre elles soulignent son efficacité pour motiver, impliquer et fidéliser les salariés. D’ailleurs, près d’un tiers des plans sont collectifs : 28% des opérations ont été proposées à plus de 50% des salariés.
Au chapitre des freins exprimés par les PME, les enjeux de confidentialité (44%) et de transmission de l’entreprise (41%) arrivent en tête. Mais pour tous, l’accompagnement est la clé du succès : 84% des entreprises équipées ont fait appel à un expert pour le montage du dispositif.
Les entreprises qui ont tenté l’expérience sont les meilleures ambassadrices : plus de la moitié (56%) envisagent d’amplifier le dispositif et plus de 9 sur 10 (93%) sont prêtes à refaire le choix de l’actionnariat salarié.

3. L’actionnariat salarié devrait encore progresser très rapidement dans les années qui viennent

4% des PME non-équipées envisagent la mise en place d’un dispositif d’actionnariat salarié d’ici 3 ans.
« Seules 4% des PME étaient équipées de dispositifs d’actionnariat salarié en 2015 mais selon les intentions exprimées par les entreprises ce taux devrait passer à 12% en 2025. », commente Mirela Stoeva, Directrice des études au sein du Cube, Eres. « Le succès de l’expérience incite même les PME à élargir le dispositif à l’ensemble des salariés pour celles qui ne l’ont pas encore fait, à augmenter le plafond de souscription ou à répéter l’opération. Ce qui nous laisse augurer un triplement de l’actionnariat salarié dans les PME en 10 ans ! », poursuit Mirela Stoeva.

L’actionnariat salarié poursuit sa progression en 2021 dans le SBF120

 

1. Un record historique pour les plans d’actionnariat salariés collectifs (augmentations de capital réservées, cessions d’actions)

En 2021, 42 opérations collectives ont été menées par 37 entreprises, (contre 40 en 2019, dernier record avant la crise de 2020) et 3 entreprises ont réalisé leur toute première opération.
« L’actionnariat salarié s’impose comme un pilier de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et entre désormais dans les critères d’analyses ESG. Cette nouvelle donne incite les entreprises à proposer plus d’opérations d’actionnariat salarié, pour partager les fruits de la croissance. », souligne Mirela Stoeva.

2. Des conditions avantageuses de souscription pour les salariés, une adhésion forte

Près de 65% des opérations collectives réalisées en 2021 ont été abondées, et le taux de décote moyen est passé de 20% en 2020 à 21,6% en 2021.
« Les premiers effets de la loi Pacte commencent à être visibles avec une hausse du taux de décote pratiqué. 13 entreprises sur les 37 ayant réalisé une opération en 2021 ont même proposé un taux de décote de 30%, le nouveau plafond instauré en 2019. », poursuit Marie-Noëlle Auclair.

3. Des montants souscrits en hausse qui confirment l’attractivité des plans

Le montant total souscrit a augmenté de 50% sur l’année, passant de 2,5 milliards d’euros en 2020 à 3,7 milliards d’euros en 2021, un record historique.
Le montant moyen par salarié souscripteur, lui, a augmenté de plus de 1 000 € de 2020 à 2021, passant de 4 540 à 5 600 €.
« La baisse du forfait social sur l’abondement destiné à acheter des actions de l’entreprise a largement profité aux salariés et permis aux entreprises de renforcer l’attractivité des plans d’actionnariat salarié proposés. En 2021, les entreprises du SBF120 ont proposé des enveloppes d’actions plus larges à moindre coût, assorties de conditions de souscription plus avantageuses pour leurs employés. Attention toutefois car ces allégements de charges devraient prendre fin en 2022. », précise Marie-Noëlle Auclair.

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Il est difficile aujourd’hui de parler d’investissement ou de lire des rapports de gestion de fonds sans que les trois lettres E, S et G soient évoquées. Que se cache-t-il derrière ces lettres qui renvoient à l’engagement d’une entité en termes Environnemental, Social et de Gouvernance ?

Sous ces acronymes, se dissimule un très important nombre de données fournies par les sociétés privées ou organismes publics soit parce qu’ils sont en recherche de financement soit pour des besoins de transparence vis-à-vis de leurs consommateurs ou partenaires.

Ces données concernent des aspects très divers de leurs activités opérationnelles comme le volume d’eau consommée par une activité industrielle (E), la quantité de déchets recyclés (E), le respect des grands traités internationaux sur le droit du travail (S) mais aussi les politiques de rémunération (G) ou encore le degré de mixité au sein du conseil d’administration(G).

Ces données peuvent être traitées directement par les sociétés de gestion ou d’investissements à des fin de prise en compte de critères ESG dans leurs investissements. Mais cette activité très consommatrice de temps et de matière grise est souvent déléguée à des agences de notation, désormais toutes américaines, que sont MSCI, Sustainanalytics ou Moody’s qui a racheté l’agence d’origine française Vigeo.

Deux méthodologies principales sont utilisées : une méthodologie par les risques et une autre plus classique qui pondère les différentes données de manières à construire la note finale.

Dans la méthode par les risques, les agences de notation citées plus haut identifient des enjeux-clés qui sont les thèmes qui font peser les risques les plus importants à une entreprise donnée. Par exemple, pour une entreprise de l’énergie comme Total, les enjeux pris en compte pourront être les émissions toxiques, les émissions carbone mais aussi la sécurité et la santé autour des sites industriels. A chacun de ces thèmes est affectée un note graduant la gravité de l’exposition et une autre graduant les mesures mises en œuvre pour maîtriser les risques.

La compilation des notes attribuées à chacun des piliers E, S et G, permet d’attribuer deux notes aux compagnies concernés. La première est une absolue, l’autre est une note relative aux entités ou société qui opèrent dans le même secteur industiel. Ces notes sont d’ailleurs disponibles sur les sites des agences de notation ce qui permet accessoirement de vérifier la note ESG de nos fournisseurs d’énergie ou des fabricants des produits de grande consommation (alimentation, auto..).

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